Une apprentie d’Interfor qualifiée pour la phase finale de la Coupe Baptiste des serveurs !

31 janvier 2012 par administrateur


Pauline Decroix reprendra bien une coupe, elle qui a remporté, vendredi, la sélection régionale du challenge Georges-Baptiste, pour les meilleurs élèves de section hôtelière.

« Un fromage de chèvre, jamais avec du vin rouge. Ça fait ressortir toute l’amertume ! Les persillés, c’est pareil, jamais de rouge. Pourtant, en France, c’est ancré dans les esprits : qui dit fromage, dit vin rouge. Mais parfois ça peut tout gâcher. C’est ce que nous apprenons à nos élèves. » Frédéric Michel, représentant du comité organisateur de la coupe Georges-Baptiste, est intarissable sur son métier et n’hésite pas à donner des «petits trucs » aux profanes.

Cette compétition récompense depuis 101 ans le meilleur élève de section hôtelière. Dans le monde de la restauration, c’est une distinction prestigieuse.

Vendredi, se déroulait la sélection régionale au lycée du Sacré-Cœur de Péronne. Neuf élèves se sont présentés : trois garçons et six filles, issus du CFA de Laon, de l’INFA «Le Manoir » de Gouvieux, d’Interfor Amiens, du lycée professionnel Colard-Noël de Saint-Quentin et du Sacré-Cœur de Péronne. Chacun est volontaire, et participe en plus de ses cours.

Une commande à passer… auprès d’un couple anglais

Le jury était composé d’enseignants, de professionnels de la restauration et de sponsors officiels. Ces derniers ont aussi fait preuve d’une belle générosité en récompensant tous les candidats par des cadeaux divers.

Sept épreuves attendaient les apprentis maîtres d’hôtel. Et pas les moindres. Lever les filets d’une sole meunière, c’est réellement difficile ! Reconnaître les fromages, savoir donner leur terroir et leurs caractéristiques, savoir avec quels vins les accorder, les découper et les servir, là, ça devient du grand art.

Certaines épreuves étaient un peu piégées, comme cette commande à passer… auprès d’un couple anglais, à qui il faut expliquer la carte. Le couple était joué par des enseignants péronnais, mais ils se sont pris au jeu.

Des neuf, Pauline Decroix a été la meilleure. Elle a brillé aux épreuves du plateau de fromages, de la préparation du mojito et de la découpe et du service du magret de canard. On n’est même pas loin du sans faute tout au long des sept ateliers. Elle représentera donc la Picardie lors de la finale nationale, le 23 mars, à Marseille. Pauline Decroix avait une certaine expérience, puisqu’elle a déjà participé (et gagné) l’an passé.

Pour les autres, la déception était nette. Certains savaient qu’ils n’avaient pas assez bien maîtrisé leurs émotions. D’autres y croyaient vraiment.

Ils pourront revenir l’an prochain, forts de cette expérience. L’exemple de Pauline Decroix montre bien qu’il faut persévérer !

Ils ont aussi la «chance » de voir les filières hôtelières souffrir d’un manque d’effectif. Pour eux, c’est moins de concurrence. Pour les sections, en revanche, c’est dangereux, car elles pourraient être menacées de fermeture.

Certains établissements préfèrent aussi ne pas s’inscrire dans la compétition. «Il y a quelques années, nous présentions régulièrement trois élèves à la finale nationale, ce qui signifiait que nous avions plus de 13 établissements qui participaient », commente M. Michel.

L’année prochaine, il se pourrait que la finale régionale se déroule à Laon. L’enseignant est prêt à retrousser ses manches, mais les discussions sérieuses ne sont pas pour tout de suite. Il y a une finale à disputer d’abord.

(Source Courrier Picard, édition du 22 janvier 2012)


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